Recette du jour
Aujourd'hui tout le monde cuisine, c'est la grande mode ! Le culinaire me fout les nerfs ! A vouloir cuisiner à toutes les sauces, le mauvais gout se fait mijoter. Après l'ère du tout prêt à consommer, de la malbouffe, cuisiner devient un phénomène de concours, de dépassement de soi. Le besoin vital le plus élémentaire est exploité à outrance, découpé, cisaillé, loin d'imaginer le gaspillage que cette nouvelle tendance génère. Seul point positif, c'est le métier qui s'est modernisé et féminisé. Autrefois, franchement franchouillarde et ringarde, la cuisine est aujourd'hui devenue sport national, très rentable aussi ! La société du spectacle est arrivée à son comble, la télé réalité s'empare du quotidien.Et pendant ce temps la, l'industrie agro-alimentaire continue de produire du chimique tout en vantant les bienfaits d'une alimentation saine ! Et le bio ? Vaste fumisterie mercantile ! Sous prétexte d'apposer un label garantissant la traçabilité du produit, l'alimentaire explose sous les scandales sanitaires. Ce qui est méprisable, c'est ce ghetto social incarné dans le pouvoir d'achat : pour manger bien et sain, mieux vaut être riche. La télé pousse à consommer toujours plus et à cuisiner, ainsi la boucle est bouclée. Le plein épanouissement est atteint en joignant l'utile à l'agréable. Un fin gourmet exige la qualité et ne se soucie pas du gaspillage. Nous travaillons pour nos emballages. La malbouffe de la restauration rapide s'autorisait une bonne conscience en contribuant au recyclage, alors que l'obésité devenait un problème de santé publique ! Sortez vos serviettes et faites tourner come le dirait le père Sébastien !
mercredi 10 juillet 2013
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